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La gouvernance législative, la période post-partisane et le paradoxe du gouvernement présidentiel

Kenneth R. Weinstein

Au cours de la campagne de 2008, Barak Obama se présenta comme un candidat prêt à transcender les divisions partisanes. Il ne voyait pas “des red states et blue states”, et souhaitait gouverner au centre, en résolvant les problèmes américains avec des solutions efficaces et non partisanes.

Cette rhétorique l’a aidé à être élu. Elle a convaincu le public qu’il n‘était pas un candidat de gauche, ce que son bilan au Sénat et son passé de militant laissait suggérer’

Mais l‘ère post-partisane pris fin dès qu’il rentra à la Maison Blanche. Au lieu de gouverner de la Maison Blanche, le Président a présidé sur une énorme expansion de la puissance du Congrès, entre “son plan” de relance de l‘économie américaine, et “sa législation” sur la réforme de la santé, tout deux écrits à Capitol Hill. Selon Fred Barnes du Weekly Standard, il s’agit de la plus forte expansion de la puissance de Congrès, du Speaker Nancy Pelosi et du Majority Leader.

Selon de nombreux experts, dont le Professeur Alan Abramowitz de l’université d’Emory, il est actuellement tout a fait envisageable que les démocrates perdent leur majorité à la Chambre des Représentants. Si c’est le cas, ou s’ils conservent un contrôle trop faible de la Chambre, l’influence des démocrates centristes risque de s’accroitre, et avec elle l’hypothèse de majorités ad hoc avec les républicains sur des enjeux importants. Le Président devra faire demi-tour, et passer d’une gouvernance législative à une gouvernance présidentielle.

D’où le paradoxe suivant : sa puissance – relative – à Capitol Hill peut être renforcée par la perte de la Chambre, dans la mesure où c’est Obama, et non Nancy Pelosi, qui est capable d’esquisser une vision post partisane et centriste. Mais seulement s’il le souhaite.

De toute façon, la pression du centre du bureau d’Evan Bayh, le sénateur démocrate d’Indiana qui a décidé de ne pas être candidat à la réélection en 2010, se fait entendre.  Sa critique vive du Congres et de l’administration semble être le premier volet d’une potentielle candidature présidentielle dirigée contre Barack Obama lors des primaires de 2012.  L’histoire montre que les récents présidents qui firent face a des challengers forts au sein de leurs propres partis Johnson (Eugene McCarthy), Carter (Ted Kennedy), Bush (Pat Buchanan) ne furent pas réélu. A suivre.  

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